Un live Sin-é qua non
Il y a quelques jours je vous avais présenté Jeff Buckley.
Après l'incontournable "Grace", je vais vous parler aujourd'hui d'un de ses nombreux live disponibles, le "Live at Sin-é".
Le Sin-é est un petit café-concert new-yorkais où se produisent la plupart du temps de jeunes artistes inconnus. La programmation n'y est jamais annoncée à l'avance, si bien que pour les clients c'est à chaque fois la surprise quant à ce qui les attend.
Ce jour d'août 1993 pourtant, le nom du jeune homme qui se présente guitare à la main dit pourtant forcément quelque chose, même vaguement, à tout amateur de blues/rock. Jeff Buckley, le fils de Tim.
Le cadre est dépouillé, la salle clairsemée, moins d'une centaine de personnes, Jeff est seul, juste armé d'une guitare, d'un ampli et de quelques bières.
Après l'incontournable "Grace", je vais vous parler aujourd'hui d'un de ses nombreux live disponibles, le "Live at Sin-é".
Le Sin-é est un petit café-concert new-yorkais où se produisent la plupart du temps de jeunes artistes inconnus. La programmation n'y est jamais annoncée à l'avance, si bien que pour les clients c'est à chaque fois la surprise quant à ce qui les attend.
Ce jour d'août 1993 pourtant, le nom du jeune homme qui se présente guitare à la main dit pourtant forcément quelque chose, même vaguement, à tout amateur de blues/rock. Jeff Buckley, le fils de Tim.
Le cadre est dépouillé, la salle clairsemée, moins d'une centaine de personnes, Jeff est seul, juste armé d'une guitare, d'un ampli et de quelques bières.

Dès le premier morceau, une reprise a capella du "Be your husband" de Nina Simone, l'auditeur ne peut qu'être saisi par cette voix, ce rythme... Puis il enchaîne quelques morceaux de "Grace", destiné à sortir quelques mois plus tard. On se surprend à redécouvrir "Lover You Should've Come Over", "Mojo Pin" ou "Grace" sous un autre jour, dépouillé à l'extrême.
Pas le temps de se remettre qu'arrive une série de reprises d'une beauté à couper le souffle : "Strange Fruit", un poème de Lewis Allan chanté, entre autres, par Billie Holiday, "Night Flight" de Led Zeppelin, "If You Knew" de Nina Simone.
Suivront tout au long du concert bien d'autres reprises, toutes plus extraordinaires les unes que les autres : "Just Like a Woman", "If You See Her, Say Hello" et "I Shall Be Released" de Bob Dylan, "Calling You" de Bob Telson, "Drown in my own tears" de Stevie Wonder, "The Way Young Lovers Do" et "Sweet Thing" de Van Morrison, "Je n'en connais pas la fin" d'Edith Piaf, et bien sûr l'incontournable "Hallelujah" de Leonard Cohen...
Rajoutez-y un titre pakistanais ("Yeh jo halka halka saroor hai"), un chant traditionnel ("Dink's Song") et une multitude de petits dialogues avec le public, toujours très drôle (écoutez la variation sur "The End" des Doors, à mourir de rire), et vous tenez là un véritable petit bijou acoustique, un disque incontournable, très accessible et idéal pour découvrir Jeff Buckley.
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