Petit meutre entre amis
Depuis ce matin, que cela soit à la radio ou à la télévision, le même gros titre en une : "Un supporter du PSG a été tué hier soir par un policier" ; parvenant même à presque éclipser la disparition de ce grand monsieur qu'est Philippe Noiret.
Un policier a donc ouvert le feu, tuant un jeune homme et en blessant très grièvement un autre. Et systématiquement, le débat se déporte sur la classique rengaine de la violence, la xénophobie des supporters parisiens. Bien que je ne porte pas tous ces abrutis dans mon coeur, et c'est peu de le dire, je trouve hallucinant de constater à quel point l'essentiel est occulté : un jeune homme est mort, abattu a bout portant. Mort.
Le policier appartient à la brigade du métro. Les parisiens reconnaîtront aisaiement ces Rambos que l'on croise souvent au détour d'une rame ou d'un couloir... Il a voulu s'interposer dans une bagarre entre supporters parisiens et israéliens. Pris à partie à son tour, insulté, il a sorti son arme et a agi selon les syndicats de police en "état de légitime défense".
Pour information, car beaucoup de gens sont dans l'ignorance à ce propos, la loi dit que l'état de légitime défense est avéré lorsque la riposte est immédiate et proportionné.
Dans le cas présent, je doute fort qu'il ait eu une arme pointée sur lui... Il était certes seul face à une bande de connards agressifs, mais ne pouvait-il pas se contenter de tirer en l'air afin de disperser tout ce petit monde ? Non, il a simplement tiré. En pleine rue, à la sortie d'un match, alors que des centaines de personnes, parmi lesquelles des enfants, marchaient sur les trottoirs.
Mais ce n'est pas un crime, non. Ils étaient 150 en face de lui. C'était sa vie ou la leur.
Un policier en service contre un jeune néo-nazi fiché par les renseignements généraux. Il devrait recevoir une médaille non ?
Si l'inverse s'était produit, le flic tué par le supporter, quel serait le traitement des médias aujourd'hui ? Et les réactions des autorités ? Notre cher ministre de l'intérieur n'aurait-il pas été dès ce matin auprès de la famille de la victime, devant toutes les caméras, pour les assurer que justice sera faite ? N'y aurait-il pas dans les semaines à venir un nouveau projet de loi relatif à la sécurité dans les stades ?
Ah oui au fait, un mec est mort hier.
Il a été tué par balle en pleine rue.
Et il s'appelait Mounir...
Mais ça apparemment, tout le monde s'en fout.
Photo prise lors des incidents, avec son téléphone portable, par le journaliste de l'Express Philippe Broussard. Cerclé de rouge, le policier encore armé, réfugié dans le Mc Donald's de la porte de St-Cloud.
Un policier a donc ouvert le feu, tuant un jeune homme et en blessant très grièvement un autre. Et systématiquement, le débat se déporte sur la classique rengaine de la violence, la xénophobie des supporters parisiens. Bien que je ne porte pas tous ces abrutis dans mon coeur, et c'est peu de le dire, je trouve hallucinant de constater à quel point l'essentiel est occulté : un jeune homme est mort, abattu a bout portant. Mort.
Le policier appartient à la brigade du métro. Les parisiens reconnaîtront aisaiement ces Rambos que l'on croise souvent au détour d'une rame ou d'un couloir... Il a voulu s'interposer dans une bagarre entre supporters parisiens et israéliens. Pris à partie à son tour, insulté, il a sorti son arme et a agi selon les syndicats de police en "état de légitime défense".
Pour information, car beaucoup de gens sont dans l'ignorance à ce propos, la loi dit que l'état de légitime défense est avéré lorsque la riposte est immédiate et proportionné.
Dans le cas présent, je doute fort qu'il ait eu une arme pointée sur lui... Il était certes seul face à une bande de connards agressifs, mais ne pouvait-il pas se contenter de tirer en l'air afin de disperser tout ce petit monde ? Non, il a simplement tiré. En pleine rue, à la sortie d'un match, alors que des centaines de personnes, parmi lesquelles des enfants, marchaient sur les trottoirs.
Mais ce n'est pas un crime, non. Ils étaient 150 en face de lui. C'était sa vie ou la leur.
Un policier en service contre un jeune néo-nazi fiché par les renseignements généraux. Il devrait recevoir une médaille non ?
Si l'inverse s'était produit, le flic tué par le supporter, quel serait le traitement des médias aujourd'hui ? Et les réactions des autorités ? Notre cher ministre de l'intérieur n'aurait-il pas été dès ce matin auprès de la famille de la victime, devant toutes les caméras, pour les assurer que justice sera faite ? N'y aurait-il pas dans les semaines à venir un nouveau projet de loi relatif à la sécurité dans les stades ?
Ah oui au fait, un mec est mort hier.
Il a été tué par balle en pleine rue.
Et il s'appelait Mounir...
Mais ça apparemment, tout le monde s'en fout.
Photo prise lors des incidents, avec son téléphone portable, par le journaliste de l'Express Philippe Broussard. Cerclé de rouge, le policier encore armé, réfugié dans le Mc Donald's de la porte de St-Cloud. Mise à jour 25/11
Une petite mise au point importante de l'un des principaux protagonistes...
Yanniv Hazout, le Français de 23 ans de confession juive pris à partie par des supporteurs et protégé par un policier, jeudi soir aux abords du Parc des Princes a expliqué au micro de RMC les circonstances du drame.
« Pour moi, il y a eu un seul coup de feu », a indiqué sur RMC Yanniv Hazout, le Français de 23 ans de confession juive pris à partie par des supporteurs et protégé par un policier. « Je me suis mis à courir quand je me suis senti menacé par les personnes qui couraient derrière moi. J'avais fait 200 ou 300 mètres sur la place et là, il y a eu un policier qui s'est interposé entre nous pour disperser la foule et les dissuader de continuer, c'était un policier en civil. A ce moment là, honnêtement, il n'y en avait que 3 ou 4 et si je continuais à courir cela se serait terminé mais (...) derrière il y en avait plein (...) qui attendaient juste qu'on m'attrape. Je suis parti, c'est pour cela que la police ne m'a pas retrouvé au début. Quand j'ai su qu'il y avait un mort, je me suis senti concerné et j'ai appelé » a-t-il expliqué.
Pour connaître un peu le milieu (j'ai fréquenté les travées d'Auteuil jusqu'en 2001), le 150 contre 1 je n'y croyais pas du tout... C'est donc bien l'intervention du policier qui a mis le feu aux poudres. En effet ce dernier n'a jamais sorti son brassard et a cru bien faire en voulant disperser tout le monde avec un "extincteur" lacrymogène. C'est malheureusement l'élément déclencheur, à mon sens de la furie qui a suivi.
Comme je l'ai déjà dit, j'éprouve un mépris et une haine sans bornes à l'égard de ces nazillons...
Mais encore une fois ce qui me gène c'est que cette mort n'a pas fini d'être récupérée par des personnes de tous bords (politiques, syndicats, riverains, etc...) en oubliant que derrière il y a un vrai drame humain, une famille dans la douleur et une vie brisée, celle du policier...
Yanniv Hazout, le Français de 23 ans de confession juive pris à partie par des supporteurs et protégé par un policier, jeudi soir aux abords du Parc des Princes a expliqué au micro de RMC les circonstances du drame.
« Pour moi, il y a eu un seul coup de feu », a indiqué sur RMC Yanniv Hazout, le Français de 23 ans de confession juive pris à partie par des supporteurs et protégé par un policier. « Je me suis mis à courir quand je me suis senti menacé par les personnes qui couraient derrière moi. J'avais fait 200 ou 300 mètres sur la place et là, il y a eu un policier qui s'est interposé entre nous pour disperser la foule et les dissuader de continuer, c'était un policier en civil. A ce moment là, honnêtement, il n'y en avait que 3 ou 4 et si je continuais à courir cela se serait terminé mais (...) derrière il y en avait plein (...) qui attendaient juste qu'on m'attrape. Je suis parti, c'est pour cela que la police ne m'a pas retrouvé au début. Quand j'ai su qu'il y avait un mort, je me suis senti concerné et j'ai appelé » a-t-il expliqué.
Pour connaître un peu le milieu (j'ai fréquenté les travées d'Auteuil jusqu'en 2001), le 150 contre 1 je n'y croyais pas du tout... C'est donc bien l'intervention du policier qui a mis le feu aux poudres. En effet ce dernier n'a jamais sorti son brassard et a cru bien faire en voulant disperser tout le monde avec un "extincteur" lacrymogène. C'est malheureusement l'élément déclencheur, à mon sens de la furie qui a suivi.
Comme je l'ai déjà dit, j'éprouve un mépris et une haine sans bornes à l'égard de ces nazillons...
Mais encore une fois ce qui me gène c'est que cette mort n'a pas fini d'être récupérée par des personnes de tous bords (politiques, syndicats, riverains, etc...) en oubliant que derrière il y a un vrai drame humain, une famille dans la douleur et une vie brisée, celle du policier...
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