Damien Rice à l'Olympia
Premier des deux concerts parisiens de Damien Rice à l’Olympia.
Je m’y étais pris bien trop tard à l’automne, et n’avait pu assister à son premier passage dans la capitale, au Grand Rex, et ne pourrai donc pas comparer l’éventuelle évolution du spectacle.

Il est 20 heures précises lorsque la première partie commence. Une composition d’orchestre pour le moins particulière : batterie, basse, piano et 2 violoncelles… 5 titres et une demi-heure oubliable devant une assistance endormie qui nous aura au moins permis de passer le temps.
Après le ballet des backliners chargés d’installer la scène en configuration « Damien Rice », une boucle musicale des plus insupportables nous accompagnera pendant près d’un quart d’heure. On sent l’énervement gagner les rangs des spectateurs, beaucoup finissant par se boucher les oreilles ou a brancher leur ipod.
Et enfin, à 21h pétante, la lumière s’éteint et Damien fait son apparition, seul, au piano pour attaquer « 9 crimes ». Sa collaboration avec Lisa Hannigan ayant pris fin en mars dernier, il assurera seul la partie vocale du spectacle. Ce qui nous permettra de redécouvrir certaines chansons sous un autre angle.
L’orchestre gagne à son tour la scène, dans une configuration de base : batterie, basse, violoncelle, 2 guitares. Un second batteur viendra de temps en temps apporter sa contribution, tandis que Damien gagnera régulièrement le piano.
Suivront "The Professor / La fille danse" (dans une version rallongée), "Volcano", "Me, my yoke and I", "Delicate", "The Rootless Tree"… Le spectacle est rôdé, les titres s’enchaînent sans temps mort. Le son est extraordinaire, d’une clarté extrême, les balances sont parfaites et même au plus fort de la furie musicale de certains titres on pouvait clairement distinguer chacun des instruments.
A ce moment du concert survient un évènement incroyable… Damien s’adresse pour la première fois au public !!! Comme mieux vaut tard que jamais, il nous gratifiera d’une petite histoire (drôle) pour introduire la chanson suivante, "Amie". Et à la fin de celle-ci on admirera l’énorme mise en scène et maîtrise technique du troubadour irlandais pour figurer l’atterrissage du vaisseau spatial.
On approche déjà de la fin du concert, avec "Coconut skins", "Woman like a man", "Accidental babies" et enfin pour clore le show un dantesque et épique "I remember" de près de 20 minutes, qui s’éteindra au son de la reprise de "Bang Bang" de Nancy Sinatra…
Les rappels nous offriront "Fool", "The blowers daughter" (visiblement attendue par beaucoup de monde), et une version pour le moins surprenante de "Cheers Darlin’". Qui oserait en effet conclure son concert par un titre en playback ?? Damien Rice le fait, et avec talent !
Au final, 1h45 de show des plus agréables, même si tout semblait parfois un peu trop calculé, chorégraphié et écrit à la note près. J’aurais aimé un peu plus de folie et d’échanges avec le public. Mais bon, ne boudons pas notre plaisir, loin de là : ce concert est sans conteste le meilleur auquel j’ai pu assister cette année… (hein ? ah oui, c’est le seul, OK… mais c’était quand même très bien !). Je regretterai juste l'absence de quelques titres : "Cannonball", "Cold Water", "Eskimo Friend", "Elephant" ou encore "Sleep don't weep"... Mais bon, on ne peut pas tout avoir non plus.
A signaler enfin que le concert était filmé via une caméra DV dans le crash barrière, apparemment pour les bonus vidéo d'un futur album live à paraître.