VARANASI – Day 5 - Ah merde, c'était hier !

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Déjà la dernière (demi) journée dans cette fantastique ville qu'est Varanasi... Si on avait su, on aurait bien échangé quelques étapes Rajasthanes contre une semaine de plus ici. Ces quelques jours passés dans la plus sacrée des villes indiennes auront assurément (et malgré la pluie) été les plus marquants, et l'endroit aura été avec Bundi notre préféré au cours de ces 4 semaines.

Pour la dernière fois nous nous levons tôt afin d'assister des ghâts aux ablutions matinales. Nous passerons la matinée au Ahilyabai Ghât, juste à côté du principal mais moins bondé et sans touristes. Le spectacle offert est fascinant : à tout moment et où que se porte notre regard, des dizaines de scènes de vie différentes se déroulent. Les indiens prient, bien sûr, mais une fois leur puja accomplie ils se livrent à différentes activités : se laver, nettoyer son linge, se faire raser, masser, jouer aux cartes, préparer les chapatis... L'occasion de rattraper notre retard photographique en prenant des dizaines de clichés. 

C'est à regret que nous quitterons le ghât en fin de matinée. Le temps de finir de remballer nos affaires et de dire au revoir à Om, nous sommes dans le taxi qui nous mène à l'aéroport où notre vol pour Delhi est prévu à 16h20.

Comme dans tous les aéroports indiens, nous ne pouvons pénétrer dans le terminal sans billet. Je présente donc la réservation du vol et nos passeports au flic posté à l'entrée, mais là c'est le drame ! Le moustachu de service : « today august 16 sir, not 15 »... Moi : « ben ouais, tu me prends pour un jambon ou quoi ? Je sais bien qu'on est le 16... Regarde c'est marqué sur mon billet... »



Heu c'est quoi ce délire, pourquoi y'a marqué le 15 sur la réservation ? J'ai réservé pour le 16 !!!

Les billets ne sont pas échangeables, et notre avion pour Paris part de Delhi moins de 36h plus tard...

Nous nous précipitons au comptoir de Spicejet, où l'on nous confirme que nos billets pour la veille ne sont ni échangeables ni remboursables... Mais par chance, il reste de la place sur le vol partant dans moins de deux heures. On doit donc débourser 110 euros pour les deux places, mais c'est un moindre mal par rapport à ce que nous aurait coûté le fait de rater notre vol retour pour Paris. 

Après cette grosse frayeur, nous repassons fièrement devant le cerbère avec nos réservations – à jour cette fois – et recommençons le  « parcours du combattant » des multiples contrôles de sécurité. L’aéroport de Varanasi est nettement plus rudimentaire que celui de Delhi et rappelle un peu celui de Beauvais en France, notamment par l’extrême dépouillement de sa zone d’embarquement (des sièges, des robinets d’eau potable pour les locaux et des toilettes, c’est tout). Comme nous sommes en Inde, les distributeurs automatiques de boissons et en-cas sont remplacés par des wallas qui patrouillent la salle armés de leurs plateaux et thermos (« Chaï ! Chaï ! » [=thé]). Les sandwichs ne nous inspirant pas confiance, nous attendrons Delhi pour manger… 

Arrivée dans la capitale sans soucis, taxi pré-paid officiel à 205 roupies, et retour à Pahar Ganj, au « Cottage Yes Please » où nous aurons le droit pour 700 roupies à ce qui sera sans doute la meilleure chambre proposée au cours du séjour...

Dîner au Metropolis, sur la terrasse cette fois. La cuisine y est toujours aussi bonne, et nous aurons en prime le droit au sketch de la coupure de courant suivie de  la panne de générateur. De la terrasse, une belle vue sur le toit où se trouve le générateur et où s'affaireront durant une bonne vingtaine de minutes deux, puis trois, puis 5 moustachus... L'un d'eux finira par faire repartir la machine, sous les applaudissements nourris de la foule (ou pas, je ne me souviens plus).

 

Demain, c'est la fin...

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Publié dans Inde 2007

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