Lundi 20 février
Gare de Lyon, 9h00.
Nous sommes 6 à prendre le départ, deux heures avant le gros de la troupe (artistes et production) : Judith (la scripte) ; Marie-Pierre, Denis, Sylvain et Raphaelle (les assistants-réal) et moi-même. Le but étant de s’assurer que tout soit prêt pour que les répétitions puissent démarrer à l’heure prévue, à savoir 13h30.
Arrivée à Lyon-Perrache à 10h55. Bien que plus près de la Halle Tony Garnier que de l’hôtel, nous décidons de tout de même faire un détour par ce dernier afin de déposer nos bagages, une très sage décision dont nous constaterons les effets quelques heures plus tard. Cette formalité réglée nous prenons la direction la salle. A peine les badges récupérés, il faut déjà se mettre au travail. Pendant les 2 jours de répétitions, nous nous installons dans la fosse, derrière les crash barrières, afin d’être en prise directe avec tout ce qui se passe sur scène. Et c’est là qu’un peu d’expérience de la situation permet de gagner pas mal de temps. Car il faut immédiatement s’assurer avoir tout le nécessaire, à savoir une alimentation électrique (avec beaucoup, beaucoup de prises disponibles, pour brancher les ordinateurs, imprimantes, écrans, etc…), de la lumière (car il est fréquent de se retrouver dans le noir lorsque le chef-op ajuste ses réglages), un retour son « scène » afin d’entendre exactement la même chose que les artistes (il existe un autre type de retour son : le « façade », qui est diffusé comme son nom l’indique en façade et qui permet de sonoriser la salle. Sans rentrer dans les détails, il faut savoir que le mixage y est totalement différent …).
Le temps de tout brancher, tout raccorder, tout tester, il est déjà 13h15, et le bus des artistes est attendu d’une minute à l’autre. Tout juste le temps de passer au catering (tiens il faudra que je vous en reparle, de ça !) pour avaler rapidement quelque chose, et c’est le grand débarquement. Certains filent directement manger, d’autres sont pressés de découvrir le décor (sublime, soit dit en passant), ou prennent le chemin des loges afin d’y opérer une rapide sieste.
A 15h00, soit pile à l’heure prévue lorsque l’on se place à l’échelle-temps d’une journée de répétitions, nous attaquons par « Tu ne m’as pas laissé le temps », avec Yannick, Chimène, Nolwenn et Liane. A chaque fois ce sera le même schéma général : une première répétition pour la balance micros, une seconde pour se mettre dans la tonalité, harmoniser les voix, et enfin une, deux, voire plus avec la mise en scène… Il faut donc compter au minimum quarante-cinq minutes par titre, parfois une heure trente pour un Medley. Tout cela sous les yeux de 150 à 200 privilégiés (bénéficiaires, partenaires…), autorisés à assister aux répétitions.
Suivront « L’avventura », « La tendresse », le medley « Attachement à un lieu », « Lucie » et le medley « Uniformes »… Après la coupure dîner, nous reprendrons avec « Face à la mer », « La tribu de Dana », les medleys « Séduction » et « Epoques musicales » et « Oh ma jolie Sarah »… Il est déjà 2h du matin, et comme nous sommes très en retard, les deux répétitions restantes sont repoussées au lendemain, histoire que l’on puisse tous aller dormir un peu (« un peu », en voilà des mots bien choisis).
Dans le bus nous ramenant à l’hôtel, Hélène l’inamovible chanteuse de bus partagera le micro avec la petite nouvelle Amel. Devant l’hôtel une petite douzaine de personnes sont présentes. Leur nombre ira grandissant de jour en jour, mais restera tout de même très raisonnable, loin de la folie des années précédentes. Et c’est en voyant l’affluence au comptoir d’accueil pour récupérer les clés des chambres que l’on réalise quelle a été cette bonne idée que de passer déposer nos affaires en arrivant, le matin… Les deux grands lits de la chambre 225 sont prêts à m’accueillir les draps grands ouverts, et je ne me poserai pas longtemps la question sur lequel choisir : je me vautre littéralement sur le plus proche. Il est 3h30, la nuit sera courte…