Visa, première tentative
A un mois et demi du départ, il est grand temps de songer à une formalité indispensable : l'obtension du visa. C'est en théorie très simple, il suffit de se présenter au consulat d'Inde à Paris entre 9h15 et 10h30 muni des papiers remplis, de son passeport, de deux photos d'identités et de 50€ en liquide...
Un contretemps la semaine dernière m'en ayant empêché, c'est donc ce matin que je me présente à 8h30 devant le consulat. Et là grosse surprise : la queue est déjà interminable. Elle s'étale sur une centaine de mètres. Le mélange à peu près équitable entre indiens et touristes, et le contraste étant saisissant entre l'attitude des premiers, prenant simplement leur place dans la file, et les seconds, ayant systématiquement deux réflexes : 1- Demander "vous faites la queue pour les visas ?" (on a envie de leur répondre "non, on attends l'ouverture de la boulangerie"), et 2- Dégainer son téléphone portable pour appeler sur le champ mari, femme, père, mère ou patron pour leur dire "j'y crois pas, je me suis levé à 7h exprès et y'a une queue pas possible, franchement on dirait qu'ils se sont tous donnés le mot pour me faire chier ce matin"...

A 9h00, on avance subitement de 40 mètres. Cela n'a pas encore ouvert, mais les gens se rapprochent les uns des autres, comme si quelqu'un allait subitement leur piquer leur place dans la file. Puis régulièrement, toutes les 10 minutes, on avance à nouveau de quelques mètres.
A 9h45, je me trouve à une vingtaine de mètres de l'entrée. Chouette, j'avais eu un peu peur sur le coup en arrivant, mais là ça va, je serai largement entré avant 10h30, ce n'est plus qu'une question de minutes. Mais j'avais oublié un détail. Il n'y a pas que l'horaire pour limiter les demandes, il y a également un quota journalier (une centaine à priori). Et une dame sort toute contente en narguant la file : "c'est fini, y'a plus de tickets, j'ai eu le dernier. Faut revenir demain !".
Je repasserai donc demain. Et cette fois j'arriverai à 7h30 pour être certain d'être dans les premiers à rentrer. Ca tombe bien, je n'ai pas encore attaqué la lecture de mon dernier Connely, le pretexte sera le bon pour m'y mettre...
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